Pour inventer le rugby sur l’eau, au départ, c’était un peu une galéjade de soirée de troisième mi-temps dans le tournoi hivernal des  6 stations qui se pratique sur la neige. Il fallait trouver une idée tonitruante pour lancer la version estivale  de ce rendez-vous sportif et festif qui rassemble une trentaine d’anciens internationaux complêtés par des joueurs amateurs. « Et c’est ainsi que nous avons inventé le rugby sur l’eau pour être totalement innovant. Parce que le rugby sur le sable, c’était forcément du déjà vu » explique Yann Delaigue, le président de cette formidable organisation qui a donc accouché de ce rugby de barge. Entendez par là que le ce rugby  à 5 contre 5, au toucher,   se pratique sur une barge flottante plus ou moins amarrée,  revêtue d’une pelouse synthétique.  Le terrain ? C’est la surface de la barge et pas dix centimètres de plus. Pour marquer l’essai, il faut plonger dans le canal de Sète ou dans la mer.  Et il est naturellement tentant de pousser l’adversaire en touche pour le  magistral plouf. «  C’est une belle découverte. C’est un jeu de rugby léger, sympa. Les appuis, finalement ne sont pas trop modifiés mais il y a tout de même des pièges » explique l’ancien international Emile Ntamack enrôlé dans l’équipe de Gruissan, puisque  les joueurs  (Betsen, Jauzion, Dominici, Magne, Castaignède…)  se partagent entre  les six équipes balnéaires (Sète, Palavas, Marseillan, Valras, Gruissan, Barcarès) pour cinq  journées de championnat et la finale qui se jouera ce samedi au Barcarès, opposant les deux formations les mieux classées. « Cette première journée est une réussite, franchement. Tout a fonctionné. Et pourtant personne n’avait pu s’entraîner sur cette nouvelle surface. Et je sens que les joueurs  vont vite s’améliorer pour accélérer le jeu » poursuit Yann Delaigue. « Certes, tout n’a pas fonctionné, notamment certains cadrages, mais  nous avons vaincu l’appréhension du premier plongeon » ajoute encore Christophe Dominici auteur de très belles percées sous le maillot de Sète.